Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Mark Grillet, j’ai 33 ans et je suis artiste-auteur depuis le début de l’année 2026. C’est un projet, d’abord personnel, que je viens de concrétiser sous la forme d’un livre, qui m’a poussé à me lancer dans cette activité.
Mes expériences professionnelles précédentes ne sont pas si éloignées du milieu artistique. Principalement dans le carrelage et la boulangerie, qui sont tous les deux une mise en forme de la matière, une création par le geste et l’expérience.
Depuis l’enfance, l’écriture occupe une place importante dans mon équilibre émotionnel, sans que je ne la partage avec qui que ce soit. La publication de ce livre a tout changé et m’a permis de refermer le cercle.

Qu’est-ce qui vous a inspiré pour écrire ce livre ?

Au début, une simple idée de mise en forme.

La découverte de la photographie m’est proposée par un ami en juin 2023, environ 20 ans après l’écriture. C’est peu de temps après que j’ai voulu commencer le projet de mettre en image mes textes entassés sur des feuilles et des carnets. Comme une évidence qui me tombait dessus : l’association de la photographie et de l’écriture, mais dans un sens inhabituel, ne pas partir de la photographie et raconter une histoire par les mots, mais partir de l’histoire et y capturer une image, ne pas remplir la forme, mais la trouver. Une mise en lumière donnant aujourd’hui une sensation de finalité à mon processus de création.

Ce livre est un recueil de mes pensées, une perception personnelle que je pourrais appeler vérité subjective. C’est une recherche du sens de la vie, de l’amour et de la compréhension de mes peurs.

La base est là, des textes amassés au fil des années, plus ou moins personnels. Une écriture parfois poétique ou philosophique. Chaque texte est différent et apporte à l’ensemble. Avec l’accumulation,  le côté hétérogène s’harmonise pour offrir une dimension supplémentaire, un reflet plus honnête de la pensée : chaotique et obsessionnelle. La photographie suivra le même mouvement.

L’expérience en photographie se rythme beaucoup sur ce projet, il est le principal moteur de volonté apportant du concret à la découverte. Il crée le besoin de faire des essais afin de capturer une forme ou une émotion.

Je réalise des photographies qui varient les couches d’expositions. Je travaille souvent en longue exposition pour déformer ou superposer l’image en une seule prise sur le boîtier. Pour proposer des formes et des couleurs sans que tout ne soit vraiment décidé. C’est une dérive de la couche de luminance et de transparence de l’image. J’explore également la surexposition et l’infrarouge toujours dans une recherche des possibles en perpétuel mouvement.

Le livre s’intitule P3.1

Sur le fond, « P3 » se résume pour moi par la peur et l’amour, où le 3 représente un cœur qui est dissimulé en partie par le P de la peur, donnant un 3 qui ressemble à un cercle non refermé, et, un peu poussif, il manque le V de la vie ou de la vérité pour reformer le cœur.

Sur la forme, « P3 » a plusieurs sens concernant l’écriture. Le « .1 » représente le « P » de la photo pour symboliser la quête de mise en image ultérieure à l’écriture.

En conclusion, ce projet pour moi peut se résumer par la recherche du contraste entre la peur et l’amour, que j’ai tenté de trouver entre les écritures d’encres et de lumières. Une quête d’harmonie pour faire naître une beauté qui ressemble à la vie, par le contraste qui accompagne le plus la mienne.

Expérience avec Copy-Média ?

Mon expérience avec Copy-Média peut se résumer ainsi : au début, sur le choix, une sensation de compromis par rapport à mes contraintes, et ensuite sur l’expérience, une réelle satisfaction.

J’avais beaucoup de cases à cocher lors de ma recherche d’imprimeur, un peu trop.

Je cherchais à imprimer mon livre en France, ce premier critère était important.

Je souhaitais un imprimeur proposant un papier satiné et un grammage adapté à la photographie. Ce point-là n’était pas le plus compliqué et Copy-Média le remplissait pleinement.

Je cherchais un imprimeur avec un contact client, un suivi technique et un « contrôle » sur le rendu. Je voulais que l’imprimeur vérifie le fichier avant impression, apporte des conseils techniques sur la mise en page et surtout des réponses sur la fidélité des couleurs qui était une de mes principales peurs.

Dès le premier appel, l’entretien était rassurant et très constructif. Copy-Média apporte des échanges professionnels et des avis pertinents sur les choix de conception. J’ai pu obtenir des indications de conversion de couleurs entre mon écran calibré en RVB pour obtenir une simulation CMJN.

Je souhaitais à la base un livre en couverture rigide, sur la phase finale du projet, j’ai fini par hésiter avec la couverture souple : « À quel point la couverture souple change-t-elle l’esthétisme et le rendu qualitatif de l’objet ?» Le questionnement se basait entre le fond et la forme, et au final, le besoin ou non de rentrer dans les standards du « livre d’art ».

Copy-Média proposait les deux, et Magalie a su très bien m’expliquer les avantages et les inconvénients des deux types de couvertures pour que je fasse un choix conscient et assumé. J’ai finalement imprimé en couverture souple et je suis très satisfait du rendu qualitatif de la couverture. L’épaisseur de couverture assez élevée conseillée par Copy-Média donne vraiment la valeur d’un bel objet artistique.

Le livre faisant 286 pages, avec un papier épais, je craignais énormément une mauvaise ouverture du livre. Je cherchais à la base un dos carré-cousu pour avoir une ouverture optimale et résoudre définitivement cette crainte. Copy-Média propose un dos carré-collé qui s’ouvre légèrement moins bien qu’un cousu. Après beaucoup de recherche sur ce point-là, j’ai réalisé que la conception d’une reliure en dos-cousu était très chère comparé à une reliure dos-collé et surtout sur des courts et moyens tirages qui sont loin d’être le standard des imprimeurs.

Magalie a pris le temps de m’écouter sur ce point-là et a su me rassurer sur l’ouverture de leurs livres par l’expérience des livres « similaires » déjà imprimés chez eux. J’ai pu voir dès le « bon à tirer », qui est un exemplaire physique de contrôle avant impression que l’ouverture était satisfaisante, que l’ouvrage se prenait bien en main et se consultait très bien.

La dernière case à cocher était la contrainte financière d’un début d’activité en auto-édition et donc le rapport qualité/prix de l’impression sur une demande de courts tirages.

Ce dernier critère résume très bien mon expérience avec Copy-Média, car la qualité englobe tous les points cités ci-dessus : un papier de qualité, un bon rendu des couleurs et de la lumière, une belle finition sur la couverture et une bonne ouverture de livre. Et Copy-Média propose un produit très satisfaisant par rapport au prix sur de courts tirages.

Au final, le point le plus important pour moi avec Copy-Média, c’est le contact humain, une grande disponibilité et un accompagnement personnalisé qui est très rassurant pour s’aventurer dans le monde de l’édition.

Le livre P3.1 est disponible sur le site : www.markgrillet.com vous y trouverez également plus d’informations sur les photographies et la démarche.