Je suis natif d’un petit village de l’Artois. J’ai grandi dans une exploitation agricole, connu l’école communale des années 50, vécu mon enfance au rythme des saisons, gambadé dans les plaines et les bois, mes terrains de jeux sans limite. Mon parcours professionnel m’a conduit à Paris, Magistrat à la Cour de cassation, puis, en Principauté de Monaco, Conseiller en exercice à la Cour de révision de Monaco.
Longtemps, mes souvenirs d’enfance étaient restés en moi, comme une vieille maison dont on aurait conservé les clés sans oser en pousser la porte. Et puis, un jour, j’ai éprouvé le besoin de revenir sur mes pas, de retrouver le village de mon enfance, les visages, les voix, les odeurs, les gestes et les saisons de ces années où tout semblait plus simple et où, pourtant, chaque instant contribuait à construire l’homme que je deviendrais. C’est ainsi qu’est né De l’enfance, les mains pleines. En écrivant ce premier livre, je pensais simplement sauver de l’oubli une part de mon enfance. Mais l’écriture m’a réservé une surprise : en ouvrant la porte de mes propres souvenirs, j’ai découvert derrière elle d’autres histoires qui attendaient, elles aussi, d’être racontées. Mon enfance m’a conduit vers les lieux et les mystères du passé. De cette rencontre entre la mémoire et l’Histoire est né Les Veilleurs de l’ombre, où j’ai laissé mon imagination rejoindre les traces laissées par ceux qui nous ont précédés. Puis, derrière ces ombres, il y avait mon père. Son histoire était là depuis toujours, silencieuse, presque intacte. Il y avait sa guerre, sa captivité, les fermes allemandes et aussi les gestes d’humanité qui ont permis de survivre. Il y avait surtout tout ce que je n’avais pas compris lorsque j’étais enfant et que la vie m’a permis, avec le recul des années, de regarder autrement. Alors est venu Les Saisons sans drapeau.
J’ai compris, en écrivant ces trois livres, que je ne racontais pas trois histoires différentes. Je poursuivais un seul chemin : celui de la mémoire. Le premier livre est celui de l’enfant que j’ai été. Le deuxième est celui des ombres que le temps a laissées derrière lui. Le troisième est celui du père dont l’histoire a traversé mon enfance et dont la voix, longtemps silencieuse, résonne encore en moi.
Écrire aura finalement été ma manière de retenir le temps. De rendre un visage à ceux qui avaient disparu. De donner une voix à ceux qui s’étaient tus.
Et peut-être, surtout, de transmettre à ceux qui viendront après moi ce que je ne voudrais jamais voir disparaître. Trois livres, trois chemins, mais une seule volonté : ne pas laisser la mémoire mourir.
Mais aussi et surtout grâce à COPY-MEDIA, que j’ai découvert par hasard, en recherchant un imprimeur:
Un accompagnement sans faille, sans lequel ces livres n’auraient pas vu le jour. Professionnalisme et talent, disponibilité et compétence ont accompagné la progression de l’écriture, avec une attention remarquable. Merci à NICOLAS .
Je rends hommage à l’imprimeur. Derrière chaque page, chaque détail de fabrication, il y a un savoir-faire , une précision, et une exigence qui transforment un manuscrit en véritable ouvrage. De l’envoi des devis, des échantillons, au test d’impression, à l’envoi du BAT papier, à la production et à la livraison : une belle aventure éditoriale sans faille, qui doit beaucoup à la célérité de Copy-Média et à la disponibilité de Nicolas LABORIE. Grâce à qui je suis devenu l’auteur de mes récits.