Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Jean-Pierre BRETON est mon nom, celui d’un citoyen français, auvergnat de sang et de cœur, un peu parisien de part ma mère, très paysan de part mon père. Né sur le continent africain, mon parcours tortueux ne me permit pas de me fixer ici ou là très longtemps. Le hasard, s’il existe, a voulu que je réside depuis peu au milieu des vignes bordelaises, dont le calme est idéal pour un écrivain qui craint l’effervescence.
Ingénieur agronome et informaticien, scientifique au service de l’État et des agriculteurs français, rien ne me prédestinait à priori à l’écriture, une occupation laborieuse, que j’imaginais quasi obsessionnelle et monacale, consistant à créer des histoires inédites, à animer des marionnettes fictives, pour les transmettre à des lecteurs hypothétiques. L’étrange besoin de la pratiquer ne me vint en fait que sur le tard. Une première mort incomplète, une « EMI » comme l’on dit aujourd’hui, sur un trottoir de la gare Saint-Jean de Bordeaux, déclencha sans doute la nécessité absolue de finir ma vie (cette fois définitivement) d’une belle manière. Quelques « anges », entrevus lors de ce court séjour tellement émouvant, me révélèrent que la mort n’est pas une fin, mais qu’il me restait beaucoup à faire pour y parvenir en beauté.
Bonne nouvelle, un sursis m’était donc accordé, dont la durée m’était cependant inconnue ! Le message était clair: armé d’une nouvelle énergie, libre à présent d’activité professionnelle, il me faudrait maintenant dire et faire. Mais quoi dire, quoi faire ? Fallait-il par exemple adoucir le sort des plus malheureux et leur donner espoir, entreprendre je ne sais quelle création qui puisse éventuellement un peu changer le monde, ou réparer mes multiples erreurs passées ?
Mes voyages, mes expériences et mes rencontres furent nombreuses autrefois. L’apanage de l’âge ! Mes connaissances dans beaucoup de domaines, scientifiques ou non, s’étaient également bien étoffées au cours du temps. Il y avait peut-être là de quoi construire de rocambolesques récits d’aventure. Alors pourquoi ne pas y puiser des histoires très réalistes, sans concession sur notre monde sublime et cruel à la fois, puis s’en inspirer pour décrire les destins poignants d’hommes et de femmes, stimulant imagination et réflexion de mes lecteurs. Les distraire tout en leur transmettant conscience et optimisme, mon ambition s’arrêtait là. Ce n’était pas si mal et certainement dans les limites de mes capacités.
Finalement je me voyais simplement en bon artisan. Je choisis l’autoédition pour disposer de plus de liberté, mais c’était sans compter sur l’immense travail que me demandèrent mes publications régulières durant ces douze années. Par bonheur, l’aide attentive de mon épouse me fut d’un grand secours pour mener à bien cette tâche prenante, c’est-à-dire écrire, réaliser et vendre des livres élaborés de A à Z par nos soins, des textes aux marques-pages. Exercice tout à fait passionnant, mais dont j’avais largement sous-estimé les difficultés dans les premiers temps.

Qu’est-ce qui vous a inspiré pour réaliser ce livre ?

Beaucoup de mes plus attachants souvenirs de voyage restent liés aux territoires de l’Est canadien. « Ontario », « Québec », « Niagara », « Kamouraska », des noms qui réveillent instantanément notre imaginaire chez chacun d’entre nous. Pour ma part, je séjournai jadis en ces lieux pour le plaisir de bourlinguer, de changer d’air, de croiser sur ma route des personnages étonnants. J’y travaillai aussi. Durs apprentissages de jeunesse au sein d’un monde où le capitalisme est roi et qui vous marquent à jamais.
Et puis, toute proche pourtant, la communauté des Amérindiens, me restait difficile à cerner. Dans les vieux westerns et les « comics » de mon enfance, ils n’avaient pas la meilleure place, et cependant je les aimais depuis toujours, comme si nous nous ressemblions un peu sans nous connaître. Probablement parce que nous partagions cet amour et ce respect de la nature inhérents à toutes les sociétés des peuples premiers, et que mon père m’inculqua très tôt. Voilà pourquoi, il était inévitable qu’ils apparaissent dans l’un de mes romans.
Il me fallut attendre d’écrire enfin mon neuvième roman d’aventure pour finir par rassembler et organiser mes souvenirs d’outre-Atlantique, puis les offrir à mes lecteurs, intégrés à une belle et tragique histoire d’amour, « POUR L’AMOUR DE MARTHA », où les parents de mon héros récurrent, le journaliste d’investigation Jimmy Collins, tiendraient la première place. Pour cela je voulais aussi impérativement aborder le sort dramatique des Amérindiennes, la confrontation difficiles de nos cultures, et toujours et encore, l’importance de l’amour dans nos existences. Peut-être pour y réfléchir après s’en être émus. Une enquête policière ajouterait un peu de suspense au destin chahuté de ce couple désassorti et en perdition.
Ainsi la belle Martha m’obséda pendant toute cette dernière année. J’ai vécu passionnément ses malheurs, mais aussi ceux du doux Joseph qui l’aimait trop, avant de découvrir ce livre enfin magnifiquement imprimé par COPY-MÉDIA et que j’ai tant désiré.

Pouvez-vous nous raconter votre expérience avec COPY-MÉDIA ?

Je fais appel aux services de COPY-MÉDIA depuis une douzaine d’années. Je lui ai confié l’impression de tous mes livres. C’est dire la confiance que je lui accorde.
Ce fut une longue collaboration sans heurts, une amicale complicité des plus agréables. Rien ne vint jamais décevoir mes attentes, malgré mes exigences. Au contraire ! Après avoir élaboré les couvertures de mes ouvrages, j’ai toujours eu recours aux conseils avisés d’Élodie DARTOIS pour en définir les finitions. À chaque nouvelle édition, les jaquettes sortaient du cadre étroit de l’écran de mon ordinateur pour resplendir soudain des feux de leurs vernis, savamment déposés par une équipe de graphistes et d’imprimeurs hors-pair.
Mon premier contact avec COPY-MÉDIA date de l’époque où je m’initiais au «métier» d’auteur autoédité au sein de l’association A4PM de Gujan-Mestras. Mais même lorsque j’ai décidé de voler de mes propres ailes, j’ai continué de confier la fabrication de mes livres à COPY-MÉDIA, pleinement satisfait par la qualité de ses reliures et de ses impressions, de ses tarifs et de ses délais de livraison. L’accueil a toujours été parfait, égayé par les joyeux aboiements de la chienne Maggy qui a fini par nous reconnaître. La disponibilité et l’écoute du personnel, ses conseils judicieux, la gentillesse de toute l’équipe aussi. Merci à COPY-MÉDIA pour tout cela.