QUESTIONS-REPONSES A Christian Cétois / Polars d’Aquitaine

IMG_1946-2Je suis né à Bacalan, un quartier de Bordeaux, réputé pour ses bassins à flot, ses usines et le caractère bien trempé de ses habitants.

Après quelques décennies à taper sur de la tôle, à souder et à réparer des voitures, puis à gérer un parc de matériel roulant, je me suis orienté vers la lecture, la philosophie et l’écriture. Un recyclage radical et enthousiasmant… une seconde vie !

En ce qui concerne l’écriture, le déclencheur, fut un ordinateur offert par mes amis et mes collègues à l’occasion de mon départ à la retraite.

Mes premiers écrits furent de nombreux coups de gueule publiés au courrier des lecteurs du journal Sud-Ouest. Ensuite, je participai à deux concours de nouvelles… victorieux dans l’un, finaliste dans l’autre. Le pas était franchi… ces succès (relatifs, mais importants pour moi) me montraient la voie. Désormais, j’allais me consacrer à l’écriture… une activité dont le manque de maîtrise m’avait jusqu’alors, empoisonné la vie.

– Septembre 2005, mon premier livre « Bordeaux blues », est édité par PLEINE PAGE. Il s’agit d’un roman noir régional où se mêlent violence, humour et sensualité.
Sélectionné en finale de quatre concours littéraires, critiqués favorablement par plusieurs journaux régionaux (dont, Sud-Ouest et la lettre mensuelle d’Arpel Aquitaine), il poursuit aujourd’hui un parcours plus qu’honorable.

-Mars 2007 : mon second roman « Bordel à Bordeaux » (chez le même éditeur) voit le jour. Édité à 1 500 exemplaires, il a été largement distribué en Aquitaine, et, est encore disponible dans de nombreuses librairies de la région.

-2011 : l’éditeur PLEINE PAGE mettant fin à sa collection de romans policiers, j’ai repris mes droits sur les deux premiers ouvrages, et, associé à mon épouse, nous avons créé notre propre maison d’édition « La Distillerie », sous le statut de l’autoédition.

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Sous ce label, sortent trois romans :

-Juillet 2011 : « Œil pour œil ». Un polar violent et pathétique, plus urbain et plus contemporain que les précédents, plus dur aussi, mais non dénué d’humour.

-Septembre 2012 : « Sale temps sur l’Aquitaine ». Pour faire suite à une forte demande de la part de mes lecteurs, les personnages de « Bordeaux blues » reprennent du service pour entraîner le lecteur dans une aventure imbriquant, là aussi actions musclées, humour et érotisme.

-Avril 2014 : « Double peine ». Un thriller sans concession, qui raconte Bordeaux, l’ancien et le nouveau. Une aventure musclée qui, partant des quartiers de Bordeaux, conduit le lecteur jusqu’aux stations balnéaires de la région… de Lacanau-Océan au Bassin d’Arcachon.

-Septembre 2015 : « Revers de fortune ». Un thriller palpitant, qui conduit le lecteur de la forêt du Porge à l’Île de la Réunion. Avec un passage à Arcachon et un retour fracassant
dans le quartier de Bacalan.

Comme dans les ouvrages précédents, intrigues et passions amoureuses sont au rendez-vous.

Pourquoi le polar ?

Rien ne me destinait à l’écriture et encore moins à m’orienter vers le roman noir. Avec mon premier roman, j’ai trouvé ma voie et un modèle de construction qui me convient : une accroche forte, une histoire rocambolesque comme fil conducteur et de multiples, mais courtes digressions permettant de philosopher sur la vie, l’amour, les forces et les faiblesses des hommes… On retrouvera ce schéma dans tous les livres qui suivront.

Mon écriture a été fortement influencée par Izzo et sa trilogie marseillaise. Bien sûr, Bordeaux n’est pas Marseille, ni Lyon et encore moins Chicago… mais, c’est une grande ville, et comme dans toutes les grandes villes, il y a un milieu peu recommandable…qui compte des voyous, des prostituées et moult trafics illicites. Il m’appartenait donc de romancer ces propriétés pour en faire des livres attractifs.

Autre influence, et pas des moindres, le cinéma de Tarantino ! Des films qui mêlent actions musclées, humour décalé et érotisme.
Une description réaliste des hommes et de leur comportement… principalement vis-à-vis des femmes et de la sexualité.

Impossible de parler de mes créations sans aborder la musique. Elle est présente dans tous mes ouvrages. Mes personnages aiment le rock, le blues et le reggae, qui bien souvent accompagnent la bière et les fumées psychotropes.

Pourquoi l’autoédition ?

Lorsque, en 2009, PLEINE PAGE a arrêté sa collection Rouge nuit, je venais de terminer la rédaction de « Œil pour œil », emporté par un optimisme indestructible, j’ai envoyé des manuscrits à une bonne vingtaine d’éditeurs (Je parle là de vrais éditeurs, des grands, des nationaux, pas de ceux qui vous font payer la fabrication du livre). J’ai très vite déchanté: ils étaient tous désolés, mes ouvrages ne rentraient pas dans leur ligne éditoriale. Un seul m’a donné espoir mais m’a demandé de représenter mon manuscrit, retravaillé.
C’est-à-dire, édulcoré dans les termes et idéologiquement plus consensuel.

Conscient que je ne ferai jamais d’ombre à Marc Levy, et satisfait d’une audience régionale, je décidais de m’autoédité.

Pourquoi Copy-Média ?

C’est simple : le travail est soigné, les prix sont attractifs, la situation géographique est parfaite et permet une relation privilégiée, et, ce qui n’est pas anodin, les rapports humains, notamment avec le sympathique Tristan Pavon et l’adorable Anaëlle, sont chaleureux et particulièrement efficaces. Une équipe remarquable par sa réactivité et son professionnalisme.

Quels sont vos projets :

Être heureux… mais le bonheur étant l’addition de plein de petits plaisirs, le projet de sortie de mon septième roman en fin d’année, en fait partie.

Il s’agir d’un nouveau thriller contemporain qui trouve ses sources au Moyen-Âge, et dans lequel je replonge les personnages de « Bordeaux blues » et de « Sale temps sur l’Aquitaine ».

Christian Cétois
20, allée de la Distillerie
33480 Sainte-Hélène

ladistillerie-edition@orange.fr
Tel : 05 56 58 57 98 – 06 87 77 86 16.

Actualité, extraits, presse, lieux de vente, retours lecteurs et vente en ligne sur le site :ladistillerie-edition.fr

 

Une réflexion au sujet de « QUESTIONS-REPONSES A Christian Cétois / Polars d’Aquitaine »

  • J’ai lu avec intérêt votre parcours mais une chose me révolte à chaque fois, c’est la façon d’agir des auteurs. Ils envoient à des « Grandes maisons d’édition ». Il n’y a pas de grande maison mais des « MAISONS D’EDITION » car hachette ou autre Plon n’a pas plus de valeur que l’éditeur du coin dont le travail est tout aussi bon. De plus ils ne feront aucunement de la pub pour votre écrit, ils ont déjà leurs poulains.
    Quant à ceux qui font payer l’édition, ils font payer un travail et ne sont pas moins bons que les autres. Ensuite ce n’est qu’une question de distribution. Et n’oublions pas que Baudelaire et plus près de nous René Char ont payé leurs éditions. En sont-ils plus mauvais? Investir dans un livre est un risque financier souvent difficile à supporter tant les auteurs sont puants. Heureusement certains sont formidables ce qui fait oublier ces désagréments.
    Mais néanmoins continuez car écrire st une chose formidable… sans se prendre la tête à jouer les grands écrivains.

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