ÊTRE AUTEUR INDÉPENDANT AUJOURD’HUI

Pas facile d’être auteur indépendant aujourd’hui, mais beaucoup plus facile qu’hier cependant ! Même si une partie du monde de l’écriture nous regarde de haut, même si les libraires ne nous ouvrent pas spontanément leurs rayonnages, même si le prestigieux Salon du Livre rechigne à nous laisser entrer en qualité d’auteurs(1), l’auto-édition a pris son essor et concurrence déjà certains auteurs édités classiquement.
Des plateformes numériques, comme Amazon ou Kobo, nous invitent à nous faire connaître et beaucoup d’entre nous se sont saisis de cette opportunité.
Mais un livre reste avant tout un montage de page et d’encre, un objet chérit par les lecteurs qui préfèrent encore, pour beaucoup, le contact du papier à celui de la liseuse.

L’auteur indépendant, une personne très entourée !
C’est une chose d’inventer une histoire et de la coucher sur notre écran, c’en est une autre de tenir entre ses mains un objet de 300 pages de bonne qualité.
L’auteur indépendant prend très vite conscience de ses limites : il ne sait pas relire correctement son texte pour en ôter toutes les maladresses, il ne sait pas faire une maquette intérieure de qualité professionnelle, il n’est pas un info-graphiste compétent capable de créer une première de couverture et il n’a pas les outils nécessaires à l’impression de son livre.
OK.
C’est pourquoi un auteur indépendant est, paradoxalement, une personne très entourée. On n’est jamais seul quand on est indépendant : on a un  correcteur, un maquettiste, un infographiste, des béta-lecteurs, un photographe, un agent de presse… et surtout un bon imprimeur !

La nécessité d’avoir une équipe de confiance.
Le but de l’auteur est bien évidemment de diffuser le plus possible son livre. Et pour rivaliser avec les autres maisons d’édition (car c’est avant tout sur ce plan qu’il faut se placer !), il faut créer un objet d’une qualité irréprochable. Pas facile quand on n’y connaît rien, au départ…
Heureusement, il y a des imprimeurs qui connaissent bien nos besoins et sont capables d’y répondre. Copy Media en fait partie. Depuis des années, je travaille avec Elodie Dartois qui a toujours su, au fil de mes parutions, me conseiller sur la fabrication de mes livres. Couverture cartonnée, brillante, mate, velours, test du papier, BAT, exemplaires livrés en un temps record, avis sur la quantité à produire, Élodie connaît bien ma petite entreprise… Ses conseils sont précieux car je ne suis pas une professionnelle de l’impression.
C’est pourquoi j’espère poursuivre ma collaboration avec Copy Media.

Un roman auto-édité reconnu
Cette année, pour la première fois, un concours a mis en avant des auteurs indépendants : le concours du meilleur polar auto-édité. Après des semaines de suspense, j’ai eu le plaisir d’être lauréate de ce prix avec mon roman Le journal de L. J’ai eu une pensée pour mon équipe car ce livre, ce n’est pas que le mien, c’est celui de Sophie, Sabine, Ingrid, Landry, Aurélie, Élisabeth et Élodie qui m’accompagnent dans cette aventure. J’ai eu aussi une pensée pour ma petite famille qui supporte sans se plaindre mes heures d’écriture…
J’espère à présent que ce prix va m’aider à faire connaître davantage notre travail et toucher de nombreux lecteurs. Et ainsi imprimer encore plus de livre chez mon imprimeur préféré ! ?

(1) Articles à consulter sur mon blog http://karinecarville.com

7 réflexions au sujet de « ÊTRE AUTEUR INDÉPENDANT AUJOURD’HUI »

  • Comment peut-on dire qu’on est un auteur « auto-édité » lorsqu’il faut l’aide de sept personnes pour y arriver ? (« Sophie, Sabine, Ingrid, Landry, Aurélie, Élisabeth et Élodie qui m’accompagnent dans cette aventure »…)

  • Je confirme que l’auto-édition est en plein essor ! Pour ma part, j’ai actuellement vendu 720 exemplaires de mon premier livre, uniquement par mes propres moyens. Je n’ai même aucunement l’envie de me faire éditer à ce jour : les droits me reviennent, je gère ma promo tout seul (pas de présence « morte » dans un catalogue dans lequel personne ne peut vendre le livre au libraire) et les lecteurs sont mes plus fidèles relayeurs !

    J’ajoute que je remercie Copy Média (et Monsieur LABORIE pour ne pas le citer) pour tout l’accompagnement et les conseils prodigués lors de la mise en place et l’impression du livre.

  • L’auto-édition est une réelle opportunité à bien des niveaux, et pas seulement pour les auteurs. J’ai mené une longue enquête en 2014 auprès de 130 auteurs auto-édités pour savoir qui ils étaient, comment ils travaillaient, s’ils s’entouraient de correcteurs, de coachs, de conseillers littéraires, s’ils mettaient aussi la main au porte-monnaie pour se donner les moyens de faire les choses bien… J’ai voulu savoir si un auteur auto-édité tendait à devenir un auteur numérique, comment ils diffusaient leurs ouvrages, quels étaient leurs conseils, leurs retours d’expérience, les modes de promotion qu’ils affectionnent le plus… J’ai voulu savoir combien de livres ils vendaient, si leur activité était marginale ou pas, quels étaient leurs revenus…
    Les résultats sont extrêmement encourageants.
    7% d’entre eux vivent déjà de leurs publications, avec plus de 2000 € par mois. 3% des auteurs interrogés ont déjà vendu un de leurs livres à plus de 10.000 exemplaires ! Plus de la moitié des auteurs consacrent plus de 10 jours pleins à leur activité, et ils sont 20% à en avoir fait une activité à temps complet.
    Ils partagent tout ce qu’ils savent, leur manière de travailler mais aussi les bons tuyaux pour se faire connaître.
    Et savez-vous qu’un quart de ces auteurs ont également un éditeur en parallèle ?
    L’auto-édition n’est pas de l’anti-édition. Elle est la garantie d’un souffle nouveau, d’une liberté sans limite pour les auteurs, une diversité inimaginable pour les lecteurs… et un vivier à surveiller de très près lorsqu’on est éditeur ou prescripteur dans le milieu du livre.
    Journalistes et libraires, il est grand temps de vous séparer de vos œillères !

  • falco joelle on

    Comment éditer mes livres comment rencontrer toutes les personnes qui pourraient M aiguiller …merci de le repondre

  • L’auto-édition est en plein essor. Malgré, une bonne promotion avec mon site, les réseaux sociaux, les journaux et la radio, je peine à vendre mes livres. Il me reste encore beaucoup d’exemplaires de mon premier livre édité en 2009. J’ai fait faire un tirage de 100 livres. Je ne parle pas du second qui a trouvé preneur auprès de trois personnes. Il faut aussi les moyens d’auto-financer ses livres.

  • Bonsoir,
    Je répond ici, à Belmont.
    Je n’ai pas encore auto-édité mon roman, ni le recueil de nouvelles que j’ai écrit. Ce n’est qu’une question d’argent, car il faut financer l’impression et la naissance d’un livre coute cher.
    Un auteur est bien souvent seul et je confirme qu’il faut être entouré pour que le produit final (le livre) soit impeccable.
    Non, nous ne savons pas relire correctement notre manuscrit.
    Il faut un correcteur ou un conseiller littéraire pour parfaire notre texte.
    Non, nous ne sommes pas info-graphiste (j’ai testé indesign, mais j’ai vite renoncé)
    Un livre se construit et c’est autre chose qu’un tas de feuilles A4
    Oui, il faut tester son manuscrit auprès de béta-lecteurs (et non l’inverse), pour savoir ce qui marche dans le roman et ce qui lasse le lecteur.
    Oui, il faut se battre pour vendre le livre.
    Être auto-éditeur c’est :
    Faire construire son livre par un professionnel, après correction.
    Imaginer une couverture en rapport avec le sujet du livre et savoir écrire une 4è de couverture (ce petit texte chargé de donner envie d’acheter le livre est une accroche commerciale et quand on est pas commercial… Il faut le faire faire)
    Il faut un bon imprimeur, sérieux et reconnu.
    Et surtout être auto-éditeur, c’est se battre comme un chien pour que le livre trouve une visibilité quelque part (site, librairie, réseaux sociaux… et autres moyens de diffusion)

    Oui, le monde de l’édition et les libraires regardent de très haut ces pauvres gens qui osent mettre leur livre sur le marché.

    Pour faire un livre, il faut un auteur, un technicien, un commercial, un réseau de distribution.

    Pour finir, on est auto-éditeur quand on paye soi-même pour tous ces services indispensables au produit fini. Pas parce qu’on est resté seul à tout faire.
    Ne vous étonnez donc pas des sept personnes qui accompagnent Karine c’est grâce à elles qu’elle a reçue un prix.
    A bientôt
    Camille

  • Merci Karine pour ces rappels.
    Et bravo pour votre livre « Le journal de L. » et votre prix. Vous pouvez être fière de vous.

    Oui, trop d’auteurs-éditeurs indépendants (environ 80 %) travaillent encore en solitaire.
    Ce pourcentage est énorme, voire stupéfiant.
    Ces auteurs n’ont toujours pas compris que pour RÉUSSIR et RESPECTER les lecteurs, il faut savoir s’entourer, trouver de vrais conseillers, de vrais partenaires. On ne réussit jamais seul. JAMAIS. Et il est IMPOSSIBLE d’endosser seul toutes les casquettes de l’éditeur. Chacun son métier. Il faut faire corriger son texte par des spécialistes, déléguer à des graphistes compétents la conception de la couverture de son livre…

    Et dans ce dernier cas, CopyMedia est au service (et quel service !) des auteurs.

    Heureusement, certains l’ont déjà compris. Et les premiers best-sellers auto-édités (vendus à des dizaines de milliers d’exemplaire) apparaissent en France. Citons, entre autres, Jean-Philippe Touzeau, Alice Quinn, Agnès Martin-Lugand, Jacques Vandroux.
    Aux Etats-Unis ou au Canada, les success stories ne se comptent plus tant il y en a. Ils ont quelques années d’avance sur nous…

    Alors oui, les choses bougent. Les consciences se réveillent et les clichés négatifs sur l’auto-édition s’effritent car les auteurs indépendants se professionnalisent. Enfin ! Il y a encore du chemin à faire, mais nous sommes sur la bonne voie.

    Pour répondre à Delmont :
    « Comment peut-on dire qu’on est un auteur « auto-édité » lorsqu’il faut l’aide de sept personnes pour y arriver ? »
    >> La réponse est on ne peut plus simple : lorsque vous êtes votre propre éditeur, vous êtes bien auto-édité(e), non ? Aucune définition du mot « auteur auto-édité » indique que ce dernier doit travailler seul.

    Pour répondre à falco joelle :
    « Comment éditer mes livres comment rencontrer toutes les personnes qui pourraient M aiguiller …merci de le repondre »
    >> Il faut chercher ! Ces personnes ne viendront pas toutes seules vers vous, et pourtant, elles existent ! Rien ne se fait en claquant des doigts, et l’auto-édition encore moins.

    Pour réponde à Debain :
    « Malgré, une bonne promotion avec mon site, les réseaux sociaux, les journaux et la radio, je peine à vendre mes livres. Il me reste encore beaucoup d’exemplaires de mon premier livre édité en 2009. J’ai fait faire un tirage de 100 livres. Je ne parle pas du second qui a trouvé preneur auprès de trois personnes. Il faut aussi les moyens d’auto-financer ses livres. »
    >> Bien évidemment, un auteur indépendant est aussi un investisseur. Vous investissez dans votre projet pour obtenir un retour sur investissement. Et de manière générale, la qualité à son prix.
    Les auteurs qui refusent d’ouvrir leur porte monnaie pour investir dans leur livre ne croient pas en leur projet (je ne dis pas que vous faites partie de cette population. J’ouvre simplement le débat). Le problème, c’est que ces mêmes auteurs publient malgré tout leur livre. Livre forcément de qualité médiocre (et le mot est souvent faible).
    Avec 2 victimes : l’auteur lui-même qui se tire une balle dans le pied et se plaint ensuite de ne pas vendre, et surtout l’auto-édition de manière générale dont l’image pâti de la médiocrité de certains ouvrages.
    Je ne connais pas vos livres, je ne dis pas que vous faites partie de ces auteurs qui nuisent à l’auto-édition. Mais vous avez bien compris où je souhaite en venir.
    Sinon, qu’appelez-vous une « bonne » promotion ? Êtes-vous vraiment la personne la mieux placée pour juger la qualité de votre « promotion » ?
    La promotion, le marketing, le copywriting, c’est tout un art. Et un art, ça s’apprend.
    Alors oui, dire sur Twitter : « Je viens de publier mon nouveau livre, il est génial, je l’adore achetez-le ! », c’est bien, car ça prend moins de 140 caractères. Mais cela ne vous fera vendre aucun livre. Ou 3.

    Encore merci Karine et Elodie pour cet article et ce rappel des FONDAMENTAUX,
    Fred

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *